Le sentiment d'unité doit être enseigné dès le plus jeune âge.

Le 10/09/2016
Le chef spirituel tibétain, qui vit en exil en Inde depuis 1959, effectue une visite en France du 12 au 18 septembre. Dans un entretien au Monde, le 14dalaï-lama, âgé de 81 ans, et dénoncé par Pékin comme un dangereux indépendantiste, se dit déçu par le président chinois, Xi Jinping, dont il a connu le père dans les années 1950.

Vous vous apprêtez à visiter une France qui a été frappée par des attentats…

C’est triste. Très, très triste. Il est très difficile de régler ces problèmes dans l’immédiateté. Certains individus passent à des actions extrêmes. Nous devons réfléchir : qu’est-ce qui ne va pas ? Si nous n’identifions pas les causes réelles du problème, il est dur de trouver les solutions adéquates.

Je crois en l’éducation. Il faut inculquer un sens d’unité de l’humanité. La réalité est que l’avenir de chaque continent dépend des autres. « Ma nation, ma nation ! », voilà un concept erroné. Le sentiment nationaliste est dépassé. C’est ce qu’a montré l’Union européenne. Enfin, pour les Britanniques, c’est un peu différent [rires]. J’admire l’union de l’Europe, particulièrement ce qu’ont fait De Gaulle et Adenauer.

Les réponses apportées par nos sociétés sont-elles les bonnes ?

On ne devrait pas parler de « terroriste musulman » ou de « terroriste bouddhiste ». En réalité, dès qu’une personne est impliquée dans des activités terroristes, elle n’est plus musulmane ou bouddhiste. Les musulmans indiens et indonésiens sont pacifiques. En Inde, sunnites, chiites et soufis...

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Source: Le Monde